La distillation de la lavande

Avant la distillation, la récolte doit subir un temps de séchage afin de perdre une partie de l’eau contenue dans la plante. Un préfanage d’environ deux jours est indispensable pour la lavande fine : il évite de modifier la qualité de l’huile essentielle. De plus, pour toutes les distilleries traditionnelles qui utilisent la paille de lavande après distillation comme combustible, cette paille apportée à la distillerie ne doit pas être verte.

Les huiles essentielles sont obtenues par entraînement à la vapeur d’eau. Les tiges et les fleurs sont introduites dans le vase de la distillerie. Elles sont soigneusement tassées de façon à ce que la vapeur qui va les traverser pour entraîner l’huile essentielle, ne puisse trouver de chemins libres. Dès que la vapeur d’eau est prête, la vanne du vase est ouverte afin de chauffer la lavande et d’en extraire son huile essentielle sous forme de vapeur.

Le mélange gazeux ainsi obtenu (vapeurs d’eau et d’huile essentielle mélangées) passe dans un col de cygne puis est condensé dans un « serpentin », entouré d’eau froide. Devenu liquide, il est ensuite déversé dans un « essencier » ou il décante; L’huile essentielle, n’étant pas miscible dans l’eau et étant plus légère, surnage l’eau de distillation. C’est cette dernière qui, aromatisée par les traces d’huile essentielle, est nommée hydrolat ou eau de lavande.

Le temps de distillation par la méthode traditionnelle est relativement court : de 30 à 40 minutes.

Evolution technique des alambics

Alambic simple à feu nu mobile – 1900
Capacité : de 100 à 500 litres. Durée de la passée : environ 3 heures.
Combustible : bois de pin ou de chêne, genêts. Les fleurs n’étant pas séparées de l’eau, elles ne peuvent être utilisées ensuite comme combustible.

Alambic simple à feu nu fixe – 1930
La cuve, dont le volume a augmenté, est protégée par une maçonnerie qui limite les pertes d’énergie. Capacité : de 200 à 800 litres. Durée de la passée : de 2 à 3 heures. Combustible : bois, paille distillée, charbon.
Utilisation du palan et du panier : ce dernier permet de séparer les fleurs de l’eau, et donc de les employer ensuite comme combustible.

Alambic à vapeur – 1950
Capacité : généralement de 1 000 à 6 000 litres par vase (jusqu’à 20 000 litres).
Durée de la passée : de 30 à 40 minutes. Combustible : paille distillée.
Ces alambics à vapeur et bain-marie peuvent aussi fonctionner avec des chaudières à fioul ou au gaz.
La majorité des distilleries est équipée d’alambics de ce type.

Caisson mobile de distillation – 2000
Capacité : de 14 à 26 mètres cubes par caisson.
Durée de la passée : de 1 heure à 1 heure et demie.
Combustible : gaz, électricité ou fioul.

Depuis le début des années 1990, les producteurs de lavandin utilisent un nouveau système de récolte: le végétal, tige et fleurs, est broyé et envoyé dans une benne ou caisson de distillation tracté. La distillation se fait immédiatement après la coupe sans aucune manutention.
Cette technique qui révolutionne les chantiers de récolte et la distillation est différemment utilisé. Le fait de distiller vert modifie la qualité. La technique de récolte en vert est réservée au lavandin. La lavande est récolté en gerbe ou mise en tas, légèrement séchée (préfannée) avant le transfert dans le caisson mobile, pour obtenir une huile essentielle de lavande fine aux normes A.O.C. La distillation dans le caisson reste identique, c’est la qualité des fleurs, vertes ou séchées qui différencie la qualité de l’huile essentielle.

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